TOPONYMES ET HYDRONYMES DES CHEFS LIEUX DE PROVINCES DU GABON.

G1. Libreville. En 1849 , un frégate, Pénélope , capturait un bateau négrier l’Elizia . les quarante six esclaves originaire du Congo furent libérés et débarqués au comptoir . le Village d’accueil , établi à 2km en amont du fort d’Aumale fut appelé LIBREVILLE : ce village n’a pas de nom autochtone proprement dit. Cependant , dans le langage courant , il de tradition de dire  » mi kènda go mpongwe » : je vais chez les M’pongwè pour signifier qu’on se rend à Libreville. Donc le nom que les autochtones donnent à ce nouveau village serait assimilé à celui du groupe ethnique dominant .

G2. Franceville. statonyme , dont le nom autochtone est  » masuku » , ce dernier est un hydronyme qui signifie  » les chutes  » . le singulier étant Asuku en langue Bawandji . En effet , autour de cette localité de nombreuses chutes sont identifiées dont le plus important est celle de poubara à partir de laquelle la centrale hydroélectrique qui alimente la région en eau et électricité puise son énergie .

G3. Lambaréné. L’origine de ce nom est anecdotique . C’est l’histoire de deux groupes ( Fang et les Galwa ) éthnies qui s’affrontèrent . Les galwa , installé à l’actuel emplacement de l’hôpital Schweitzer , furent attaqués par les fang , peuple belliqueux venus de l’île voisine . après la première altercation , les premiers se préparèrent pour une éventuelle incursion armée. mieux aguerris , ils osèrent en guise d’avertissement crier à leurs adversaires Fang :  » lambarèni » qui en substance peut être traduit par «  » essayer encore de nous agresser , et vous subirez les conséquences «  ». par altération linguistique lambarèni s’est mué en Lambaréné.

G4. Mouila. est un hydronyme né du terme punu «  » muil » » qui signifie corde . ce nom correspond aussi à l’appellation que l’on peut attribuer à un fleuve , au fleuve «  » la Ngounié , qui a donné son nom à toute la province «  » qui traverse la contrée.

G5. Tchibanga. est un toponyme qui tire son nom d’une colline située à proximité de la ville que les autochtones punu ont appelé «  » yibang »‘.

G6. Makokou. toponyme faisant allusion à un amas de pierres ou à un monticule rocheux «  » makok .

G7. Koula-moutou. Soulève des controverses dans les deux groupes linguistiques qui peuplent cette localité.chacune des collectivités s’attribue la paternité de ce nom. toutefois , le sens de la racine à partir de laquelle ce nom s’est formé, que ce soit chez les pouvi «  » kôlô môtô «  » ou chez les ndzebi «  » ngou mutu « ‘ , demeure exactement le même : un vieil homme ou un homme sage en fonction du contexte.

G8. Port- gentil. Dont le nom autochtone est «  » Mandji «  » ou «  » Mandji oroungou » » est un arbre aux multiples vertus thérapeutiques ( il embelli la peau des albinos , soulage les malades qui souffre de l’onchocercoses , soulage les douleurs abdominales ….) et servait jadis de point de repère au temps de la navigation à voiles . On le trouvait en abondance au cap-Lopez . cet arbre a donné son nom à la ville qui deviendra , pour les européens , port- Gentil. C’est à partir du patronyme Émile Gentil , administrateur européen de Mandji que fut baptisé , à sa mémoire , le port de la ville.

G9. Oyem. Cest la deuxième partie du cri de ralliement d’une frange du peuple fang. la légende conte qu’un guerrier fang appelé Akam Ayong ( le protecteur de cette contrée ) planta «  » Nkoum Ekiegn » » , littéralement souche de fer «  » qui peut être traduit par «  » barre de fer » » au milieu de son village . les sages de ce dernier identifièrent alors le terroir à cet objet érectile. les villageois à leur tour s’identifièrent à la barre de fer pour représenter l’union et la force de leur tribu. de fait, un cri de ralliement à partir de ce symbole fut naturellement son apparition : Nkoum Ekiegn , ya oyem ? «  » Homme de fer , comment allez vous ? Êtes vous bien portant ?